Notes de lecture : Cheveux d'ange et Le collégien deux romans de Jean-Paul Le Bihan

-CHEVEUX D’ANGE, Coop Breizh, 2014

C’est un roman sur la petite enfance de l’auteur, sur le secret aussi, qui se déroule à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le début se passe dans un hôpital où le tout jeune enfant est recueilli avant d’être confié à une famille d’accueil en attente de son adoption.

Ce sont plus des réminiscences que des souvenirs qui avant 4 ans, on le sait ne trouve pas l’écho de la pensée pour s’exprimer. Des instantanés photographiques.

Un petit ange perdu se décrit l’auteur. Il nous fait partager le désarroi de ce petit bonhomme sur le chemin de sa vie débutante. « La tristesse à jamais écrit-il »

Malgré l’immense solitude de l’enfant privé de parents, l’on ressent son incroyable envie d’avancer, la curiosité déjà qui ne quittera plus notre auteur jusqu’à ce jour. Les femmes en blouse sont bienveillantes, il n’est pas maltraité mais les lieux sont austères, de longues salles mal éclairées.

L’auteur se livre tout au long du récit à une quête sur ses origines, une enquête plus exactement. Le livre est découpé en préhistoire et protohistoire en quelque sorte, lorsqu’il est placé en nourrice et a déjà des souvenirs, même s’ils sont peuplés de faits incertains avant d’aborder la vie d’un homme adulte à la recherche de sa filiation.  Comme une tentative pour mettre de l’ordre dans sa vie, il utilise la démarche de  la recherche scientifique. Ce sont des relectures nous dit notre auteur, car les images mères comme il les appelle ont été enfouies sous les strates de la mémoire et cela fait écho à sa passion professionnelle, l’archéologie !

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-LE COLLEGIEN, Pétra, 2018

Le jeune François, double de l’auteur, est âgé de 11 ans au début de ce roman. Il entre en sixième. Nous sommes après-guerre, dans les années 50. Le rêve inaccessible pour beaucoup se réalise pour les parents adoptifs du gamin. Brillant élève en classes de primaire, il est admis dans un lycée renommé à Rennes. Parents aimants mais maladroits, la réussite de leur enfant unique est perçue comme la récompense de tous leurs efforts, dans cette période de privations qui sont la règle pour les familles aux revenus modestes.

Mais cela est sans compter avec le déracinement de l’enfant, sa solitude dans ce milieu étranger qu’est pour lui la grande ville. Un sentiment d’abandon terrible l’habite d’autant que les deux premiers jours, honteux il traîne une valise faute du cartable que sa mère a omis de lui procurer.

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Notes complètes ci-dessous

crédit photo elaïg/ ici avec Josiane Begel au Salon de Riantec. on aperçoit aussi Michelle Labbé et Mireille Le Liboux

AYP

Bonne lecture !

JP Le Bihan Notes pour site.pdf