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Monday 4 July 2016

Deux poèmes d'Anne-Yvonne Pasquier

Pôle

    Les cris des huskies, le blanc, tout ce blanc vierge le rendent fou de béatitude. Leurs yeux couleur glacier happent son regard. Le vent soulève le givre, en surfusion, collé à la fourrure épaisse des bêtes. Ce froid dans la chair, cette ivresse de l’esprit, éloignent la finitude du monde. La force animiste de l’aventure appelle l’homme libre au désert aride, sous les cieux hyperboréens de l’Arctique.

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Saturday 2 July 2016

SAM, roman de Michelle Labbé

SAM raconte l’histoire de deux amies dans le cadre des Ecoles Normales d’Institutrices des années 60.

L’extrait qui suit évoque le bal de fin d’année.

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Friday 17 June 2016

Jean-Paul Le Bihan, Sur le quai de Soukhoum

Jean-Paul Le Bihan

extraits de :

SUR LE QUAI DE SOUKHOUM

Murmures d’Abkhazie

Récit d’un bref séjour en Abkhazie, à la suite d’une invitation et d’une participation au colloque international d’archéologie de Soukhoum, 2011

Editions Géorama 224 pages, 14 € 90

Texte en prose et 33 poèmes ; 39 clichés noir et blanc et une carte.

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        Six heures du matin. Bercé sur ma couchette, bord sur bord, je m’éveille. Le temps de reprendre pied. La lumière du couloir filtre par la porte du compartiment. Dmitry s’est recouché ; il me semble qu’il n’a cessé d’aller et venir durant toute la nuit. Elle ne doit plus être loin. Main gauche en visière, front contre la vitre, je scrute l’obscurité. Un reflet argenté, pâle, légèrement scintillant ; la nuit n’est pas très claire. Comme nous roulons vers l’est, le jour ne devrait pas tarder à livrer ses premières lueurs. Peu importe, elle est là, au pied de ma couchette, qui défile tremblante, sous un vent qui me semble de mer. Car c’est elle, la mer Noire. Enfin. Un rêve d’adolescent. La voie ferrée est si proche du rivage que l’on pourrait se croire au bastingage d’un paquebot de croisière. Je ne sais pas que cette image me poursuivra longtemps, car je n’ai pas encore réalisé que c’est l’Abkhazie tout entière qui se repose au bord de la mer Noire. Bien entendu, je n’éprouve rien de particulier. Lorsque se réalise, enfin, un désir, un projet longtemps attendu, on essaie toujours de plaquer des sentiments, des sensations exceptionnelles sur l’événement, sur son image. Cela ne marche jamais, tout au moins pas de la manière attendue. Ce matin, c’est la même chose. Mais, malgré tout, je suis à bord d’un train de nuit russe, je longe la côte nord-est de la mer Noire, Tcherno More. La carte me revient en tête…., je peux distinguer les plages sombres de galets, les brise-lames de béton, les digues, les installations balnéaires hérissées dans la mer. Fin novembre.

(lire la suite dans "contenu")

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Friday 25 March 2016

Nouvelle rubrique

Vos extraits de romans, vos nouvelles, poèmes, contes...

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